Légère baisse de la croissance prévue en 2013 - le Matin.chLégère baisse de la croissance prévue en 2013 - le Matin.ch

Le Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO) prévoit que le produit intérieur brut (PIB) ne devrait augmenter que de 1.3%, contre une anticipation de 1.4% il y trois mois encore.

Pour 2012, les services du conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann confirment leur attente précédente d'une hausse de 1%. Une performance qualifiée de «clairement positive» dans un contexte marqué par «la dégradation de la conjoncture mondiale», a indiqué jeudi le Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO).

Le rythme d'expansion de l'économie suisse a été freiné par ce facteur international et le chômage a augmenté pour atteindre un taux de 3,1% de la population active en novembre. Pour mémoire, le SECO prévoyait encore en juin dernier une croissance du PIB de 1,4% pour cette année et de 1,8% pour 2013.

L'horlogerie devant

Et l'on se situe bien loin des taux de 3% en 2010 et de 1,9% en 2011. La résistance actuelle de l'économie helvétique se fonde d'abord sur la «robustesse» de la demande intérieure, comme dans la construction et dans les services publics ou privés, soutenue par l'immigration continue et le bas niveau des taux d'intérêt.

Le SECO relève ensuite la vigueur de certains exportateurs, comme les industries horlogère et pharmaceutique. Un phénomène qui ne doit toutefois pas cacher les difficultés rencontrées par celle des machines et celle du tourisme, qui souffrent d'une forte pression sur les marges.

Les perspectives restent mitigées, avec un contexte monétaire toujours délicat (franc fort malgré le taux plancher de la Banque nationale suisse de 1,20 franc pour un euro). «Mais rien ne permet de conclure que la situation se dégradera au point d'entraîner une crise», estime le groupe d'experts de la Confédération.

Essoufflement passager

Le taux de croissance de 1,3% attendu en 2013 devrait s'accompagner d'une évolution hétérogène des différents secteurs d'activité. Mais les exportations, après le tassement observé cette année, devraient repartir, alors que la conjoncture intérieure (notamment la consommation des ménages) pourrait «passagèrement» s'essouffler.

Les revenus et l'emploi devraient connaître une évolution moins favorable l'an prochain qu'en 2012, note plus loin le SECO. Les investissements des entreprises seront ralentis du fait de la plus faible utilisation actuelle des capacités de production, en particulier dans l'industrie.

Le secteur de la construction pourrait encore progresser, avance le SECO. Il profitera toujours du double effet provoqué par le niveau historiquement bas des taux d'intérêt et par l'accroissement constant de la population en Suisse, qui a franchi le cap des 8 millions d'habitants.

Du mieux en 2014

La situation sur le front de l'emploi confirmera la dégradation constatée depuis début 2012, qui traduit avec décalage une croissance amorphe dans la zone euro, premier débouché des exportations suisses. Le taux de chômage devrait atteindre en moyenne annuelle 2,9% cette année, 3,3% en 2013 et en 2014.

L'année 2014 s'annonce pour sa part sous de meilleurs auspices encore, avec un taux de croissance de 2% escompté par le groupe d'experts de la Confédération. Le chômage devrait continuer à «légèrement» s'accroître.(ats/Newsnet)

 

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